Lundi 8 juin 2009
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Mon enfance saigne encore...des bleus à l'âme
Et comme d'habitude le réveil au matin fut mouillé ;Pas d'accès à la salle de bain, vêtements sales pour partir à l'école.Les quolibets des camarades encouragés par ma soeur ne manquèrent pas.Petit
à petit je me renfermais ,emmurée dans ma souffrance ;Malgré tout j'essayais de m'accrocher à un seul espoir : que tout s'arrête et que quelqu'un vienne me sauver.Mais qui aurait pu s'intéresser à
une enfant sentant mauvais et mal fagotée?
Ma soeur comme je vous l'ai dit prenait un malin plaisir à me voir dans cet état et régulièrement organisait des farandoles aux paroles désobligeantes.Je ne pouvais pas me défendre ,si jamais
j'essayais ,gare à moi ! Le soir , elle racontait que j'avais cherché la bagarre . Condamnée à monter sur le tabouret de ma chambre je recevais des coups de manche à balai et devais manger un pain
entier pour avoir oser ouvrir la bouche.Cette punition devint systématique dés lors que j'avais besoin de quelque chose.Le simple fait de demander la permission pour aller aux toilettes ,me valais
le droit de manger un pain entier.Pour ce faire le temps m'étais compté,je ne devais pas le manger en plus de dix minutes ,sinon un autre demi pain m'étais octroyé.Les jours où il n'y avait pas
classe , j'ingurgitais jusqu'à cinq pains par jour en plus des repas normaux .Les fortifiants de ma demie soeur , l'huile de foie de morue ,les pains et les repas contribuèrent très vite à me
transformer en un tas informe surmonté d'une tête aux cheveux très ras.Impossible de reconnaître en moi l'enfant que j'étais cinq ans au paravent...
A dix ans je pesais déjà soixante quinze kilos pour à peine 1,40m.C'est le constat effarent que fit le médecinà la visite médicale annuelle.Quand je remis la fiche médicale à ma belle-mère ,je
reçu une volée .Aux dires du docteur,mon sur-poids était dû à une mauvaise nutrition,ce qui était vrai.Mais ma belle-mère conclu que je m'étais plainte de ne pas manger à ma faim.Ce soir là je fus
obligée d'avaler deux pains en plus du repas.Assise à table dans la cuisine ,le coeur au bord des lèvres ,je m'efforçais d'avaler les dernières bouchées,encouragée par les taloches m'arrivant sur
l'arrière de la tête.
Mais quand votre estomac est trop plein...Je vomis ,éclaboussant tout autour de moi.je cru en être quitte pour me coucher sans manger,mais c'était sans connaître l'étendu de l'ignominie dont
pouvait faire preuve ma charmante belle-mère.Elle prit mon assiette , ma cuillère et ramassa mes vomissures.Persuadée que cela irait à la poubelle ,je me levais de table.Une poigne de fer me retint
par le peu de cheveux que j'avais et m'intima l'ordre de rester à table.Seules mes deux soeurs allèrent dans leur chambre .Moi je restais avec devant moi mon assiette.
Dans une injonction pleine de haine,cette femme ,m'obligea à manger mes rejets stomacaux.Et comme je m'y refusais ,elle pinça mon nez pour m'ouvrir la bouche,et m'enfourna une cuillièrée de
vomi.Même sous la menace je ne pû obtempérer.Mon assiette ne fut pas jeter non,elle fut mise au frigidaire,pour que je la mange le lendemain.
Je ne vis pas mon père quand il rentra du travail,car afin que je me taise,elle lui dit que j'étais déjà couchée.La règle de cette maison était que si nous étions soi-disant couchées ,mon père
n'avait pas le droit de monter dans notre chambre.Très facile dans ce cas de cacher les sevices que je subissais en l'absence de mon père.Autre facilitée mise au point :quelle que soit l'heure
d'arriver de mon père ,son repas l'attendait sur la table de la salle à manger.Tout était prêt pas besoin pour lui d'aller à la cuisine.En parfaite maitresse de maison, elle se précipitait
devançant ses moindres désirs.Donc il ne vit pas se qui me servirait de repas le lendemain....
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