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Il est évident que le lendemain,je me réveillais dans mon lit mouillé.Pas question d'aller à la
salle de bain , et les odeurs d'urine m'accompagnèrent à l'école.Il n'est pas plus méchant que les enfants entre eux.Les sobriquets les plus blessants jonchèrent ma triste journée.
Quand je rentrais le soir,une surprise m'attendais...
Pour la première fois je fis la connaissance du coiffeur.
Assise,au fond du fauteuil,un tablier autour du cou ,j'attendais...Le coiffeur,pauvre malheureux,s'opposait à ma marâtre,ne comprenant pas pourquoi il devait sacrifier ma belle chevelure.Mais
comme on dit le client est roi.Alors le coeur rempli de tristesse,ciseaux en main,il s'exécuta.Et je vis tombant une à une les mèches blondes.Moi qui avait les cheveux m'arrivant jusqu'au bas des
reins , me retrouvait coiffée d'un carré à hauteur d'épaule.Enfin, mes cheveux avaient au moins le mérite
d'être propres.De retour au bercail , je m'apprêtais à rejoindre ma chambre quand la voix aimable et doucereuse de madâme
me demanda de rester à la cuisine.Ayant eue l'audace de demander pourquoi , une claque bien appuyée cingla ma joue en même temps que la réponse fusait:elle avait un travail à terminer.Inquiète ,
j'obtempérais et m'asseyais sur le tabouret désigné du doigt.Après une absence de courte durée,elle revint avec une serviette de toilette,des ciseaux, et un peigne à lames de rasoirs....
Un coup de genou dans le dos m'obligea à me redresser,la serviette enserra mon cou avec violence ,me mettant les larmes aux yeux.Ma tête était mise à prix...
La valse des ciseaux commença,orchestrer par des doigts rageurs,massacrant le travail du professionnel.Petit à petit,face au miroir posé sur la table ,je voyais ma bouille ronde devenir
hirsute.Mais ce n'était pas le plus terrifiant encore...
Dans mon dos,les mains sur les hanches,pur reflet de haine au fond du regard,rictus de fauve à la bouche,la folie en personne admirait son oeuvre.Et moi jeune suppliciée,dont les larmes se
déversaient,tel un torrent de lave sur mes joues,j'attendais pétrifiée,la fin du cauchemar.Celui-ci continua,quand d'une poigne sure,ma belle mère,m'attrappa
une touffe de cheveux.Tenant de l'autre le peigne rasoir,en longs mouvements appuyés,elle finalisa son travail ,prenant un malin plaisir à voir le sang couler des blessures infligées par les
lames.Ma pauvre tête ressemblait à celle d'un oiseau déplumé,lacérée comme si un rapace avait voulu,de ses serres, s'en emparer.Et c'est bien l'image qui me vint ,quand ayant fini,me
regardant droit dans les yeux,mes oreilles,elle agrippa à pleines mains et me souleva,me distillant son venin en postillons:maintenant tu es moche,Ma fille est la plus belle...ma cage

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