Mardi 12 mai 2009
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19:19
linkMa liberté...
L'animal que je devenais chercha des stratagèmes pour s'échapper de sa cage...J'arrivais à me libérer de mes liens et me précipitais à la fenêtre à fin de voir si l'on pouvait m'aider ,mais
personne ne me répondit.De rage
je cognais sur les murs de ma chambre.Soudain des coups sourds me répondirent stoppant ainsi mes velléités destruction.La peur m'envahi mais les coups continuèrent en un rythme cadencé: tac,tac
tac,tac,tactactac....C'était mon petit voisin qui me répondait;sa voix se mêla aux sons résonnant contre le mur de nos chambres.Ceux-ci étaient si fins que ses paroles me parvenaient presque comme
un murmure comme si nous étions côte à côte.Mais pas assez encore pour nous permettre de nous comprendre.Il ouvrit sa fenêtre et je fit pareil.
Nous ne nous connaissions pas vraiment,juste de vue, mais lui savait qui j'étais:l'enfant battue opresqu'à mort dont tout le monde parlait depuis peu.
Ce que je vis dans ses yeux ,me fis à nouveau pleurer et je voulu refermer ma fenêtre.Mais les mots qu'il prononça me retinrent...
...Attends reste j'ai un truc pour toi
...Pour moi?
-Oui,un jeu...
Un jouet?
Non un jeu...comme on vient de faire.Tu sais sur le mur? Chaque fois que je t'entendrais pleurer je taperais sur le mur ,tu me répondras...
Si tu ne peux pas ,je continuerais jusqu'à ce que tu me répondes,d'accord ?
Je ne dis rien ,refermais la fenêtre et retournais m'asseoir,me rattachant tant bien que mal.Bien m'en pris car
ma geôlière ne tarda pas à rentrer.La première chose qu'elle fit après avoir fait tourner la clef pour ouvrir la porte,ce fut de vérifier mes liens.Ils n'étaient sûrement pas refait pareil mais
elle ne dit rien,juste un regard
qui me fis baisser instinctivement la tête.Je restais encore un long moment attachée,jusqu'à ce qu'elle revienne
me libérer avant le repas du soir.
Nous ne dînions jamais tous ensembles:ma demi-soeur, ma soeur et moi dans la cuisine vers dix neuf heure, mon père et sa femme,dans la salle à manger, dés qu'il rentrait du travail,en général
entre vingt et vingt et une heure.
Le repas se déroula dans un silence total où même le bruit des cuillères dans les assiettes n'avait pas sa place.Le dîner expédié nous remontâmes dans notre chambre.Une liste d'interdits
m'attendait,affichée
sur le miroir mural:
- Tu ne parleras à ton père et ne descendras le voir sans mon autorisation
-Tu ne te lèveras sous aucuns prétextes la nuit
-Tu n'accéderas à la salle de bain sans autorisation
-Moi seule t'autorisera à changer de vêtements
Si tu enfreins l'une ou l'autre de ces règles...
Voilà ,mon père est rentré du boulot,madame vient me chercher dans ma chambre.Dans l'escalier aux marches cirées ,un coups de pied ,oh pas fort,juste un peu appuyé ,histoire de me rappeler la règle
numéro un ,au cas ou je voudrais la transgresser.
Joue tendue ,lèvres serrées ,un baiser,vite jeter sur une barbe naissante,pas le temps de s'éterniser,à peine celui de respirer,que déjà il faut remonter se coucher.
Madame m'a suivi fidèle molosse.
Je mis ma chemise de nuit,et voulu aller faire pipi,mais la porte était bloquée.Campée sur ses deux jambes tel un garde chiourme ,elle la barrait aussi sûrement qu'un rocher .Je n'osais la regarder
et d'une voix à peine audible,elle me cracha ces mots:si tu veux aller aux toilettes ,tiens voilà un pot de chambre.
Je me senti humiliée pas tant par le pot de chambre,que par le fait qu'elle exigea que je fasse mes besoins devant-elle.Dans cette position inconfortable et indécente pour une gamine de neuf ans,je
ne pu satisfaire aux exigences naturels de la nature,et me couchais.
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